Quelle expérience simplement de dominer la route de si haut et oh mon Dieu, de devoir reculer la chose dans mon stationnement à la maison afin de pouvoir y embarquer mon chargement.

TLADI-ménage

Date: 15 décembre 2015

Auteur(e): Johanne Courteau

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Il y a des situations dans la vie qui nous permettent de faire un grand X sur l’une des cases de notre liste des choses à réaliser avant de mourir. Eh bien, ça m’est arrivé le 1er novembre dernier, lorsque j’ai pu conduire un camion dans l’exercice de mes fonctions. Cela ne fait pas partie des services que nous offrons habituellement, évidemment, mais dans ce cas-ci je n’ai pas eu d’autre choix. Le mandat était au départ de faire les choix, les achats et la mise en place de tout le mobilier et des accessoires de décoration d’une unité-modèle située au Jazz Drummondville. Comme je n’avais que deux semaines pour faire tous ces choix et tous ces achats, j’ai dû utiliser toutes mes astuces de magasinage (j’en ai beaucoup, c’est vrai, vous me connaissez). Magasiner un appartement complet en quelques jours, c’est un peu sportif. Choisir du mobilier à la fois beau et disponible à temps est devenu le défi principal de cette aventure, mais j’avais réussi à trouver tout ce qu’il me fallait chez Bouclair. Toutefois, ce qui devait arriver arriva : le vendredi précédant la date fatale, j’ai appris que Bouclair ne serait pas en mesure de livrer le matériel à temps. Il fallait donc réagir vite. J’avais prévu de louer une minifourgonn e t te pour transporter d’autres achats, mais cela devenait insuffisant. Il me fallait quelque chose de plus grand : un cube. J’étais partagée entre excitation et angoisse à l’idée de conduire jusqu’à Drummondville un si grand camion bien rempli d’objets plus fragiles les uns que les autres.

Le dimanche matin, je me suis rendue comme une grande fille chercher la bête. Wow! Quelle expérience simplement de dominer la route de si haut et oh mon Dieu, de devoir reculer la chose dans mon stationnement à la maison afin de pouvoir y embarquer mon chargement. C’est dans ces moments-là qu’on comprend que le rétroviseur du milieu ne sert pas qu’à se maquiller; il me manquait vraiment. Après avoir fait évacuer tous mes voisins, j’ai réussi à stationner le camion.

Le plus grand défi, toutefois, était à venir. Le lundi matin, je me suis présentée à l’entrepôt Bouclair et l’employé m’a dit d’un air désinvolte : « Allez à la porte 15. » La porte 15, c’est le quai no 15, là où les très grands camions de 53 pieds s’installent pour recevoir leur cargaison. Je devais reculer en ligne droite entre deux de ces mastodontes. Ça y est, je veux ma maman, j’ai envie de fondre en larmes tellement je suis inquiète. Je m’engage donc dans cette manoeuvre en tremblant et, à ma grande surprise, bien que je roule à 1 km/h et que j’aie le nez dans le rétroviseur de gauche pour me rassurer sur mes distances, je manoeuvre du premier coup comme une championne et je place le camion parfaitement droit et centré sur les coussins de quai. Fiou!

Sur la route, je prends conscience du talent, de la patience et du danger que courent tous les camionneurs chaque jour, car les conducteurs d’automobiles sont d’une imprudence incroyable. Tout le monde devrait conduire un camion un jour pour le réaliser. Les camionneurs ont tout mon respect.

Tout s’est bien déroulé par la suite et j’ai adoré mon expérience. Le résultat de l’unité-modèle a plu au client. Merci, Location de camions Bélisle, et merci, TLA, pour le soutien.